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	<title>Mouvement Spirituel de Castalie</title>
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	<description>&#34;Veillez. Demeurez ferme dans le vision. Soyez humains. Fortifiez-vous.&#34;</description>
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		<title>Note au sujet de « l’ésotérisme »</title>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 19:55:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement Spirituel De Castalie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si certains sujets, relativement limités, peuvent ressortir à des connaissances « exotériques », c’est-à-dire à des connaissances philosophiques ou religieuses (et qui peuvent faire à ce titre l’objet d’un enseignement public), il faut souligner que l’ensemble des sujets traités à Castalie ressortissent de connaissances dites « ésotériques », c’est-à-dire, si l’on en croît le Petit Larousse, « peu compréhensibles du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si certains sujets, relativement limités, peuvent ressortir à des connaissances « exotériques », c’est-à-dire à des connaissances philosophiques ou religieuses (et qui peuvent faire à ce titre l’objet d’un enseignement public), il faut souligner que l’ensemble des sujets traités à Castalie ressortissent de connaissances dites « ésotériques », c’est-à-dire, si l’on en croît le Petit Larousse, « peu compréhensibles du commun des mortels, hermétiques, obscures ». (Notons que ce dictionnaire ne rajoute pas le qualificatif de « farfelues »).</p>
<p>C’est cette définition de l’ésotérisme qui a fait sa mauvaise réputation et qui, par ailleurs, laisse à croire qu’un enseignement ésotérique ne peut s’adresser qu’à des personnes ayant perdu un peu le sens du commun.</p>
<p>            En fait, est ésotérique, (du grec <em>esôterikos,</em> réservé aux seuls adeptes), ce qui, bien que n’étant pas caché ou secret, ne peut être compris que par ceux qui possèdent déjà certaines connaissances, appelons-les « de base » et qui, en plus, ont la curiosité ou la motivation pour découvrir, élargir ou approfondir leurs connaissances dans le domaine très particulier de la spiritualité, (et pour étendre le champ d’investigation), du surnaturel et du « paranormal ». On ne saurait citer comme meilleur exemple celui des mathématiques qui, en soi, n’ont rien d’ésotérique, mais qui ne peuvent être comprises à partir d’un certain niveau que par ceux qui possèdent en amont les bases nécessaires à cette compréhension.</p>
<p><em>[Ouvrons une parenthèse pour dire que l’occultisme est la partie de l’ésotérisme qui reste volontairement cachée et donc secrète car il traite de connaissances et de pratiques qui sont ou peuvent se révéler dangereuses physiquement, éthériquement, mentalement ou psychologiquement. Un véritable occultiste ne fera donc jamais état de ses connaissances dans ce domaine<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftn1"><strong>[1]</strong></a>.</em></p>
<p>            Mais revenons à l’enseignement dispensé à Castalie et à sa relation avec l’ésotérisme pour essayer de répondre à la question : « l’enseignement dispensé par Castalie peut-il être qualifié d’ésotérique ?», question posée, bien entendu, avec le souci que ce qualificatif soit pris au sens noble du terme et place de ce fait cet enseignement à un niveau élevé, respectable et digne d’intérêt.</p>
<p>L’ésotérisme peut être défini comme un mouvement de pensée qui pousse l’être à se tourner vers le divin qui se trouve à l’intérieur des choses et des êtres. Un tel mouvement de pensée, couvrant un champ immense et hétéroclite et donc se trouvant à la source de nombreux écrits, courants et sociétés, reste, dans l’esprit populaire, fort galvaudé car il fait appel au surnaturel et au merveilleux qui, par définition, sont énigmatiques et donc obscurs.</p>
<p>             Antoine Faivre est Directeur d’études émérite à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, section des Sciences Religieuses <em>(histoire des courants ésotériques dans l’Europe moderne et contemporaine</em>).</p>
<p>Ce chercheur a déterminé six critères permettant de légitimer l’idée selon laquelle il existerait une sorte d’« ésotérisme universel », quatre « fondamentaux » et deux « secondaires » :</p>
<p>   * <span style="text-decoration: underline;">Critères fondamentaux</span> :<br />
-1 Les correspondances non causales macrocosme/microcosme entre tous les niveaux de réalité de l’univers, réalités animées par des énergies spirituelles sur leurs différents plans, ces plans étant inséparables mais distincts.<br />
- 2 La nature considérée comme un organisme vivant, parcouru de forces invisibles mais actives, avec une histoire liée à celle de l’homme et du monde divin.<br />
- 3 Le rôle des médiations (esprits intermédiaires, hiérarchie, anges…), permettant d’assurer le passage d’un plan à un autre quand l’imagination active ou créatrice fait de celles-ci un outil de connaissance.<br />
- 4 L’expérience de la transmutation de soi-même (et corollairement de la nature) qui joue un rôle essentiel permettant l’accès à l’absolu par étapes (méditation, visualisations, alchimie intérieure, intégration, éveil)</p>
<p>   * <span style="text-decoration: underline;">Critères secondaires</span> :<br />
- 5 Le principe de concordance (ou de parenté) entre les différentes voies spirituelles à travers l’existence de dénominateurs communs que sont des valeurs universelles.<br />
- 6 Le rôle de la transmission de la connaissance par un maître dans une relation initiatique.</p>
<p>            Ces six critères pouvant permettre de qualifier un ésotérisme « d’universel », si on attribue au mot « universel » la valeur qu’il a dans l’expression « valeur universelle », il suffit de vérifier que ces critères sont présents dans en enseignement ou une pratique « ésotérique », <span style="text-decoration: underline;">lorsqu’ils sont ouverts à tous</span> (et donc non occultes), pour pouvoir les qualifier (à défaut de qualificatif mieux approprié) de « respectables et dignes d’intérêt ».</p>
<p style="TEXT-ALIGN: center"> <strong>Ces six critères sont présents dans l’enseignement du Mouvement Spirituel de Castalie…</strong> </p>
<hr size="1" /><a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftnref1">[1]</a> ce qui, il faut le noter, est le cas de Jacques Sourmail</p>
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		<title>L’esprit dans lequel le Mouvement Spirituel de Castalie se situe</title>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 19:53:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement Spirituel De Castalie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

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		<description><![CDATA[« L’union différencie » est une loi spirituelle de la vie mise au jour par le Père Teilhard de Chardin. Elle mérite de faire l’objet d’une méditation profonde, de la part de nous tous, tant au niveau associatif qu’au niveau individuel.
             Cette loi spirituelle de la vie nous préserve  de tout sentiment de séparativité envers l’autre, que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« L’union différencie » est une loi spirituelle de la vie mise au jour par le Père Teilhard de Chardin. Elle mérite de faire l’objet d’une méditation profonde, de la part de nous tous, tant au niveau associatif qu’au niveau individuel.</p>
<p>             Cette loi spirituelle de la vie nous préserve  de tout sentiment de séparativité envers l’autre, que nous pourrions percevoir comme une menace ou un danger potentiel. C’est également une loi dynamique de l’évolution. L’union différencie ou « Dieu tout en tous » écrit le Père Delubac dans la pensée religieuse du Père Teilhard de Chardin. Le « tout » n’est ni un « tas », ni un bloc. L’unité d’esprit en Dieu avec Dieu, fruit de l’ « amorisation », doit produire tout le contraire d’une dépersonnalisation. « Forme supérieure de l’énergie humaine », « forme supérieure et purifiée d’une attraction intérieure universelle », l’amour est seul capable de pousser jusqu’à son terme la Personnalisation cosmique ». « L’action différenciante et communiante de l’amour » par laquelle Dieu doit être enfin « tout en tous » est tout le contraire d’un processus d’absorption par lequel Dieu – si l’on pouvait continuer de l’appeler ainsi – deviendrait « tout ».</p>
<p>Le Dieu-Amour n’est pas une divinité réformatrice. </p>
<p>            Je viens de citer le Père Teilhard de Chardin et le Père de Lubac pour situer l’esprit du mouvement spirituel de Castalie par rapport aux nouvelles croyances. On peut par certains côtés être tenté de confondre ce mouvement avec ceux du <em>New Age. </em>Le mouvement s’inscrit dans une « tradition » dite primordiale, révélée. Dans la pensée du mouvement Spirituel de Castalie, tradition ne signifie pas immobilisme, mais tension vers « une tradition plus profonde, […] d’une tradition moins parfaite à une tradition plus parfaite<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftn1">[1]</a> ». Le terme « tradition » apparaît en Occident à la fin du XIXème siècle, mais cela recouvre une réalité proche des mouvements initiatiques précédents connus à la Renaissance sous le nom de <em>philosophia </em>occulta ou de <em>philosophia perennis, </em>ainsi qu’Agostino Steuco les a nommés. Ces mouvements se sont constitués en raison du grand tournant survenu avec l’avènement du christianisme qui a poussé les penseurs du Moyen-Age à concilier philosophie et théologie chrétienne. Selon Antoine Faivre<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftn2">[2]</a>, ces mouvements se sont développés en marge de la théologie car celle-ci laissait de côté certaines attentes qui avaient été l’objet de la pensée des philosophes, comme la philosophie de la nature, les mondes intermédiaires, la place de l’homme dans l’univers, la connaissance de soi, etc. La scolastique s’était en effet concentrée sur la querelle des universaux qui s’interrogeait sur le fait de savoir si les concepts généraux ont une réalité propre ou s’ils ne font que découler de la pensée et du langage.</p>
<p>             C’est bien à ce type d’enseignement initiatique que le mouvement Spirituel de Castalie se rattache. En cela, il se distingue d’une voie purement mystique, fondée sur la foi mais qui n’exclue pas celle-ci, non plus qu’une appartenance à l’une des trois religions du Livre ; il recherche la connaissance, non pas une connaissance purement intellectuelle, mais un enseignement qui stimule l’intuition et la vison. L’intellect, la pensée, comme le dit Sri Aurobindo « n’est pas ce qui donne la connaissance, c’est le médiateur entre l’Inconscient et le supraconscient. La pensée oblige le monde né de l’inconscient à tendre vers une connaissance autre que ce qui est vital, instinctif ou simplement empirique, vers la connaissance qui dépasse la pensée. Elle appelle cette connaissance supraconsciente et prépare la conscience à la recevoir ici bas<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftn3">[3]</a> » C’est ce type d’enseignement que dispense le mouvement Spirituel de Castalie. Il prépare la conscience à appréhender des vérités plus hautes de la vie et d’ordre spirituel. </p>
<p>            Le point qui pourrait assimiler le mouvement Spirituel de Castalie aux mouvements des nouvelles croyances est ce qu’on taxe de syncrétisme. La tendance philosophico-religieuse à rapprocher et à fusionner plusieurs doctrines est un mouvement naturel, d’autant plus aujourd’hui avec la mondialisation. Il est présent dans la Bible où l’on retrouve l’influence de textes égyptiens, mésopotamiens et grecs, mais aussi dans les cultures gréco-romaines et orientales exprimées par les néoplatoniciens, dont Plotin. Ainsi, les cultes de Dionysos et d’Osiris, dont se réclament la Grèce et l’Egypte, et plus tard Nietzsche, sont, selon Jacques Sourmail<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftn4">[4]</a>, d’origine shivaïte. Le Père Teilhard de Chardin lui-même, a considéré avec sympathie « la vieille propension bouddhiste &laquo;&nbsp;à sonder le rythme du monde, à établir une perspective de ses innombrables évolutions, à attendre le Bouddha suprême qui doit tout racheter&nbsp;&raquo;<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftn5">[5]</a> » et il a écrit un texte sur l’apport spirituel de l’Orient. </p>
<p>            Venons en maintenant à ce qui distingue radicalement le mouvement Spirituel de Castalie des nouvelles croyances. Ce mouvement est  une mystique d’union et non  une mystique d’identification, plutôt orientale. La mystique d’identification « implique comme le mentionne le texte du Cardinal Poupard, une « cosmisation » de la conscience et aboutit à une dépersonnalisation de l’homme et de Dieu. A l’inverse, la démarche du mouvement spirituel de Castalie s’inscrit dans le pas de la démarche teilhardienne et paulinienne qui « procède d’un Dieu si radicalement personnel, qu’il personnalise la création entière à travers l’homme<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftn6">[6]</a> ». </p>
<p>            La philosophie du mouvement Spirituel de Castalie s’inscrit dans la philosophie de l’évolution et de la Convergence du Père Teilhard de Chardin. Il y a ainsi dans l’enseignement des résonances avec d’autres penseurs qui vont dans le même sens : Sri Aurobindo, et Henri Bergson. La philosophie de l’évolution permet de mettre en avant un élément du processus de personnalisation qui a manqué à la culture occidentale et qui lui manque toujours. Elle ne s’est jamais réellement intéressée à la constitution humaine et la relation corps, âme, esprit, est restée insuffisamment approfondie. Si l’âme était conçue originellement comme la substance de l’homme, lorsqu’elle est devenue le <em>je</em> du sujet moderne comme l’écrit le philosophe Jean-François Mattéi, ce dernier s’est retrouvé identifié de soi à soi, face à un vide ontologique. Ceci est cause à un certain niveau de l’individualisme actuel. L’homme ne trouve aucun site où il puisse se ressourcer et participer positivement à l’œuvre commune. L’idée qu’il puisse trouver en lui des forces spirituelles propre à la création de soi et du bien commun, lui est devenue étrangère. Il cherche à l’extérieur de soi ce qui est en soi. En fait, la culture occidentale n’a pas comme la <em>Bhagavad-Gîta, </em>l’idée d’ « un pouvoir essentiel ou [d’] un principe spirituel de devenir de soi, <em>svabhâva</em>. Ce principe spirituel, par la vision spirituelle de soi,  détermine et exprime, crée en le délivrant tout ce qui est latent ou contenu en sa propre existence. Le pouvoir ou l’énergie  de ce devenir de soi projette dans l’action universelle, karma, tout ce qui est ainsi déterminé par l’esprit<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftn7">[7]</a> ». La philosophie occidentale a manqué de voir ce principe. La scolastique ne considérait en effet que deux modes de variations dans l’être : la Création sans préexistence d’une matière sous-jacente et la transformation en faisant passer à l’acte une matière sous-jacente. Ce sont deux mouvements hétérogènes et exclusifs l’un de l’autre<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftn8">[8]</a>. La conséquence en est l’idée que la formation du monde se fait sur des temps distincts et l’absence d’un acte créateur qui allie les deux mouvements : « un acte &laquo;&nbsp;<em>sui generis</em>&nbsp;&raquo; qui se <em>servant</em> d’un créé préexistant, l’agrandit en un être tout nouveau. Cet acte est <em>réellement</em> créateur, car il exige l’intervention renouvelée de la cause première<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftn9">[9]</a> ». c’est le troisième abîme du Père Teilhard de Chardin qui permet de comprendre l’évolution, concept manqué encore actuellement par la philosophie occidentale dans son ensemble. </p>
<p>            Pour l’évolution de l’homme, le jeu se joue dans la différence entre une nature inférieure et phénoménale, la personnalité et une nature supérieure et spirituelle, l’âme. La dualité des deux natures est connue de la philosophie occidentale, mais elle n’est jamais parvenue à la développer correctement, à l’exception de Michel Henry<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftn10">[10]</a>. Il est parvenu à l’idée d’un soi unitaire avec deux modes d’être dans le cadre d’une christologie, qui rejoint l’enseignement de la <em>Bhagavad-Gîta. </em>L’enseignement du mouvement Spirituel de Castalie reprend l’idée de l’évolution et de la double nature de l’homme. C’est la différence entre les deux natures qui permet la conversion de la nature inférieure dans la nature supérieure. La conversion est de l’ordre de l’initiation qui se fait selon trois principes : individualisation, identification à la nature inférieure dans un premier temps, puis initiation par le mouvement de conversion dans la nature supérieure. </p>
<p>            Pour comprendre comment opère le mouvement de conversion, il faut savoir ce que représente la double nature de l’homme. La <em>Bhagavad-Gîta </em>et Sri Aurobindo ont une vision précise des deux natures. Ils déterminent la nature supérieure comme l’âme individuelle, le <em>jiva</em>. La condition de possibilité du <em>jiva</em> se trouve dans « l’identification du <em>Purushottama, </em>l’Âme suprême ou l’Esprit à la nature suprême, <em>Pâra Prakriti,</em> la matrice de tous les êtres. L’Esprit est la nature suprême dans sa conscience infinie, la nature suprême est l’infinitude de puissance et de volonté d’être de l’Esprit<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftn11">[11]</a>. Voilà pour la nature supérieure. La nature inférieure est l’involution même de l’Esprit dans la matière d’où provient la conscience séparatrice de l’ego. L’ego dans la <em>Bhagavad-Gîta</em> n’est pas une construction intellectuelle comme en Occident. Il correspond à l’involution involontaire du divin dans l’Inconscient avec la prise d’un ensemble de corps, mental, vital et physique, le <em>kshétra</em>. L’évolution, c’est le processus de l’émergence de l’Esprit depuis l’Inconscient. Il correspond à l’acte « &laquo;&nbsp;<em>sui generis</em>&nbsp;&raquo; du Père Teilhard de Chardin, qui « se <em>servant</em> d’un créé préexistant, l’agrandit en un être tout nouveau ». C’est le lien entre les deux pôles conscient et inconscient de l’univers qu’a retrouvé Pierre Teilhard de Chardin et qui lui fait dire que « le cosmos serait physiquement incapable de contenir l’Homme s’il était à la base de Matière. Donc, nous pouvons conclure […] qu’il est, dans l’intime de lui-même d’étoffe spirituelle<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftn12">[12]</a> ». C’est dans ce lien que le Père Teilhard de Chardin définit le phénomène humain comme une réalité cosmique.</p>
<p>             L’idée de l’initiation dans l’enseignement du mouvement Spirituel de Castalie est en résonance avec ces visions. L’âme est définie comme l’homme intérieur, l’homme nouveau de Saint-Augustin, ou le Christ intérieur qui répond à la phrase : « Christ en nous, la puissance et la gloire ». La conversion de la personnalité se fait par un processus d’alignement des trois corps de la personnalité qui correspondent à l’ego matériel de la <em>Bhagavad-Gîta</em>. Ce processus s’appelle l’intégration de la personnalité qui cherche à se mettre sur la  longueur d’onde de l’âme. Dans un premier temps, la personnalité est ignorante de l’âme, le vrai <em>je</em> ou elle en a une idée confuse, car elle est gênée dans la vision du vrai <em>je</em> par l’imperfection de son être mental, émotionnel et physique et par des obstacles comme les illusions personnelles, les mirages dues aux formes pensées collectives. Ceci ne donne qu’une idée schématique de la question. </p>
<p>            Un autre point important de l’enseignement du mouvement spirituel de Castalie, contenu implicitement dans La loi spirituelle de Pierre Teilhard de Chardin, « l’union différencie », c’est l’idée que la conscience de soi doit se dépasser vers la conscience de groupe et que c’est en elle que nous croissons : « le don que nous faisons de notre être, loin de menacer notre « moi », doit avoir pour effet de l’achever<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftn13">[13]</a> ». Nous voyons dans la conscience de groupe l’Énergie spirituelle totale dont parle le Père Teilhard de Chardin, porteuse de l’évolution créatrice et, nous suivons ce dernier dans sa pensée : </p>
<p>            Les accroissements possibles de l’Énergie spirituelle totale, relèvent proprement de ce que Bergson a nommé l’Évolution créatrice. Ils sont donc par nature imprévisibles. Que seront demain les formes supérieures de l’intuition de l’art, de la pensée ? Nous ne saurions non seulement le dire, mais simplement le concevoir. S’il nous faut renoncer ici à toute anticipation figurée de l’avenir, du moins nous pouvons affirmer [qu’ils] s’effectueront tels qu’ils s’amorcent déjà, dans la direction et sous le signe d’une <em>croissante unité</em><a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftn14">[14]</a>. </p>
<hr size="1" /><a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftnref1">[1]</a> Sourmail Jacques, <em>Rencontre avec l’Inde, </em>Éditions Auréas et de Tournemire, 2005, p. 139<br />
<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftnref2">[2]</a> Faivre Antoine, <em>Accès de l’ésotérisme occidental, </em>Éditions Gallimard, 1986, livre I.<br />
<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftnref3">[3]</a> Sri Aurobindo, <em>La pratique du yoga intégral, </em>Éditions Albin Michel, S.A., 1987, pp. 123-124.<br />
<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftnref4">[4]</a> Sourmail Jacques, <em>Rencontre avec l’Inde, </em>Éditions Auréas et de Tournemire, 2005, p. 46.<br />
<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftnref5">[5]</a> De Lubac Henri, <em>La pensée religieuse du Père de Teilhard de Chardin, </em>Éditions Montaigne, 1962, p. 217.<br />
<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftnref6">[6]</a> Ibid, p. 218.<br />
<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftnref7">[7]</a> Sri Aurobindo, <em>Essai sur la Gîta II vers le suprême secret, </em>Éditions du Rocher, 1991, p. 62.<br />
<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftnref8">[8]</a> Teilhard de Chardin Pierre, <em>Comment je crois, </em>Éditions du Seuil, 1969, p. 29.<br />
<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftnref9">[9]</a> Ibid, pp. 30-31.<br />
<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftnref10">[10]</a> Il est mort en 2002.<br />
<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftnref11">[11]</a> Sri Aurobindo, <em>La Bhagavad-Gîta, </em>Albin Michel, 1970, p. 143.<br />
<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftnref12">[12]</a> Teilhard de Chardin Pierre, <em>L’Énergie spirituelle, </em>(j’ai oublié de mettre la référence).<br />
<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftnref13">[13]</a> Teilhard de Chardin Pierre, <em>L’Énergie humaine</em>, Éditions du Seuil, 1962, p. 83.<br />
<a href="http://www.enseignement-spirituel.com/wp-admin/#_ftnref14">[14]</a> Ibid, p. 179.</p>
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		<title>Le Mouvement Spirituel de Castalie et les « Nouvelles Croyances »</title>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 19:40:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement Spirituel De Castalie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets]]></category>

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		<description><![CDATA[             Les sources de l’enseignement de Castalie se situent généralement dans les philosophies anciennes et modernes, les traditions et écritures religieuses, l’histoire et les théories de l’évolution, toutes croyances pouvant être qualifiées « d’anciennes ». Le type de spiritualité développée dans notre mouvement aurait donc pu laisser croire que nous étions hors du champ d’investigation des « nouvelles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>             Les sources de l’enseignement de Castalie se situent généralement dans les philosophies anciennes et modernes, les traditions et écritures religieuses, l’histoire et les théories de l’évolution, toutes croyances pouvant être qualifiées « d’anciennes ». Le type de spiritualité développée dans notre mouvement aurait donc pu laisser croire que nous étions hors du champ d’investigation des « nouvelles croyances ».</p>
<p>            Or, force nous est donnée de constater que tous les autres types « exotériques » de spiritualité, disons de « religions », incitent l’homme à adopter pendant sa vie en incarnation un comportement devant lui permettre d’entrer à sa mort (ou à « ses » morts successives pour le bouddhiste) dans un univers de félicité figé dans une immuabilité éternelle. Le seuil du jugement dernier franchi, l’homme se retrouverait alors dans une sorte de paradis, appelons le « céleste », où, à l’image du Paradis Terrestre, toute évolution serait arrêtée. <em>Les religions ne disent pas s’il ne surgirait pas alors la tentation d’un nouveau fruit défendu…</em></p>
<p>            Ce n’est pas ce qui est enseigné à Castalie. Le cosmos, donc le monde dans lequel nous vivons, est en évolution constante et l’histoire nous prouve que, depuis le « péché originel », l’humanité recherche la seule chose qui puisse permettre son évolution et qui est la Connaissance, fruit du travail <em>(de recherche et de méditation)</em> : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front… ».</p>
<p>            Dans la mesure où l’évolution est une transformation vers la perfection, une longue marche vers la vie divine, il faut être bien conscient que tout ne peut être changé d’un seul coup, que, pour pouvoir être assimilée, l’évolution demande beaucoup de temps et qu’en conséquence elle ne peut être le fruit que d’une très longue suite d’expériences et d’expérimentations, donc de vies. (Que sont quelques 80 années de la vie d’un homme au regard des centaines de milliers, voire des millions d’années de l’histoire de l’humanité ?).</p>
<p>            La « croyance nouvelle », s’il en est une, n’est donc pas de se contenter d’adopter pendant sa vie actuelle en incarnation un comportement permettant l’obtention d’un passeport pour un paradis imaginaire, « terminus » de l’évolution. La « nouvelle croyance » est d’ajouter à ce comportement un travail constant de recherche, d’acquisition et de propagation de la Connaissance qui nous fera entrer dans le règne supérieur au nôtre, le « Règne Spirituel », règne dans lequel une nouvelle forme de travail nous sera demandée pour une étape supérieure de l’Evolution.<em></em></p>
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		<title>L’enseignement et la Pentecôte</title>
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		<pubDate>Tue, 01 May 2012 19:39:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement Spirituel De Castalie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est dans la problématique de l’enseignement que la Pentecôte se situe.
En effet qu’est-ce que la Pentecôte ?
            Reprenons les textes, tels que la liturgie nous les propose.
Nous sommes à la Pentecôte, Jésus-Christ vient de disparaître. Les Apôtres sont enfermés dans le temple. Ils sont désemparés. Alors l’Esprit descend sur eux (avec langues de feu et grand [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est dans la problématique de l’enseignement que la Pentecôte se situe.</p>
<p>En effet qu’est-ce que la Pentecôte ?</p>
<p>            Reprenons les textes, tels que la liturgie nous les propose.</p>
<p>Nous sommes à la Pentecôte, Jésus-Christ vient de disparaître. Les Apôtres sont enfermés dans le temple. Ils sont désemparés. Alors l’Esprit descend sur eux (avec langues de feu et grand fracas dit le texte). Et ils réalisent soudainement que le temps de passer à l’action est arrivé. Alors ils sortent du Temple et commencent à enseigner. Et ô miracle, ils parlent toutes les langues.</p>
<p>            Trois choses frappent dans ce récit.<br />
<strong>1</strong>.- <strong>L’Esprit descend</strong> et permet aux apôtres de réaliser tout à coup que l’heure du Service est arrivée. C’est dans le genre : “Ah! mais c’est bien sûr!” Moralité: gardons-nous de penser que les bonnes idées sont le fruit de notre génie personnel. Nous ne sommes que des relais pour servir l’Esprit dans l’évolution.<br />
<strong>2.-</strong> <strong>Les Apôtres sont enfermés dans le Temple</strong>. Les Apôtres ? C’est nous, et notre temple ? Ce sont nos inhibitions, nos habitudes, nos peurs, nos intégrismes, notre contentement, et enfin notre comportement « politiquement… » et il faut bien le dire aussi « religieusement » correct.<br />
            Sortir du Temple, c’est sortir des limites de notre épure, aller au contact des autres, se défaire de nos habitudes. Ne restons pas cantonnés dans une autosatisfaction élitiste, sûrs de notre vérité : il ne peut y avoir évolution si nous restons enfermés dans notre temple.<br />
            Eh bien, <span style="text-decoration: underline;">allons parler avec les autres. Parler, c’est également écouter</span>, c’est-à-dire entendre et comprendre pour se faire comprendre, sans a priori dogmatiques, pour pouvoir nous forger, au contact des autres et avec eux, une conscience commune nouvelle.<br />
<strong>3.-</strong><strong> « Entendre et comprendre »…et être compris </strong><span style="text-decoration: underline;">Les Apôtres se mettent à parler des langues étrangères</span>. C’est bien connu, quand on fait l’effort de comprendre les autres, les autres en font de même avec nous, quelque soit le langage utilisé.<br />
Quelles sont donc ces langues qui nous sont étrangères?    Ce sont celles des autres chrétiens, des juifs, des bouddhistes, des hindouistes, des musulmans, des&#8230;métaphysiciens, et réciproquement, notre langue leur est étrangère.<br />
Or la recherche de l’unité n’est pas celle de l’uniformité.<br />
L’Esprit-Saint ne serait-il pas en train, à tout moment, de nous placer face à un défi, un challenge comme on dit, que nous pourrions parfaitement refuser de relever, mais auquel nous ne pouvons qu’adhérer ? </p>
<p>            Point n’est besoin d’aller bien loin : quelque soit notre propre langue, l’Esprit qui a soufflé l’idée vers les autres, de la tolérance à la rencontre (facile), puis l’idée d’aller plus loin, c’est-à-dire à l’échange, ensuite au partage, (déjà beaucoup plus difficile), ne souffle-t-il pas l’idée d’aller encore plus loin, c’est-à-dire (et là, on aborde l’inconnu) à une construction commune ?</p>
<p align="center"><strong>Si tel est le cas, pouvons-nous refuser l’aventure ?</strong></p>
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		<title>Préface d&#8217;Alexandre Adler pour &#171;&#160;Initiation à la politique ésotérique&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 17:38:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement Spirituel De Castalie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets]]></category>
		<category><![CDATA[ésotérisme]]></category>
		<category><![CDATA[kabbaliste]]></category>
		<category><![CDATA[mathématicien]]></category>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Jacques Sourmail est mathématicien. Je suis plutôt physicien de tempérament. Cette assertion ressemble à une plaisanterie, mais pas tout à fait en réalité. D&#8217;abord, Jacques Sourmail est vraiment mathématicien. Personnellement, je n&#8217;ai été qu&#8217;attiré par la physique et fait des études d&#8217;histoire, mais avec un esprit façonné par les sciences de la nature, cherchant le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="TEXT-ALIGN: justify">&laquo;&nbsp;Jacques Sourmail est mathématicien. Je suis plutôt physicien de tempérament. Cette assertion ressemble à une plaisanterie, mais pas tout à fait en réalité. D&#8217;abord, Jacques Sourmail est vraiment mathématicien. Personnellement, je n&#8217;ai été qu&#8217;attiré par la physique et fait des études d&#8217;histoire, mais avec un esprit façonné par les sciences de la nature, cherchant le chiffre secret qui pourrait nous donner à embrasser ensemble plusieurs ordres de phénomènes observables dans le déroulement du temps historique.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><span id="more-91"></span></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Quant à Jacques, c&#8217;est autre chose : c&#8217;est sa &laquo;&nbsp;libido sciendo&nbsp;&raquo; de mathématicien qui l&#8217;a conduit, à travers les voies de l&#8217;ésotérisme vers la recherche de l&#8217;enveloppe spirituelle des choses, de cet espace raréfié et vectorisé où les cultures se réfléchissent comme l&#8217;âme des saints dans les scènes d&#8217;Autres Possibles. Et ces âmes sont elles-mêmes une fenêtre sur l&#8217;âme du monde lui-même, sur ces eaux fécondes animées par le souffle divin, &laquo;&nbsp;nefesh&nbsp;&raquo; pour les kabbalistes.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Or les mathématiques et la physique sont elles-mêmes deux voies convergentes, deux échelles de Jacob dressées en deux lieux différents pour appréhender le même monde. Et par une extraordinaire coïncidence, c&#8217;est au même moment, mai 2002, que nous avons l&#8217;un et l&#8217;autre publié des livres de réflexion sur la marche de notre monde, et c&#8217;est à nouveau ensemble, en juin 2004, que je publie un second volume, centré celui-là sur l&#8217;Amérique, tandis que Jacques nous livre une seconde édition augmentée de son ouvrage de géopolitique métaphysique.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Je voudrais ici en toute simplicité dire en quoi je trouve la démarche de Jacques profondément innovatrice, et ce qu&#8217;elle m&#8217;apporte, à moi qui ai choisi des voies plus sages, plus proches de l&#8217;expérience commune de l&#8217;élucidation historique de notre monde en crise.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Parvenu à un certain point de la théorie de la relativité, Einstein n&#8217;a pu progresser que grâce aux modèles de la géométrie non-euclidienne de Lobatchevski et de Riemann. Pourquoi l&#8217;imagination mathématique, en abandonnant toute référence apparente au réelle, a-t-elle en réalité l&#8217;intuition de la courbure de notre univers et la sphère riemannienne s&#8217;est-elle avérée, après simplification des équations d&#8217;Einstein, le modèle adéquat de notre espace-temps ? Nul ne sait vraiment. Mais au moins comprend-on que les mathématiques ne sont pas un jeu comme les autres, ou alors le Grand Jeu des surréalistes, celui qui débouche sur la vie même dans ses profondeurs.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Quelle est donc la méthode ahurissante de simplicité et si riche de retombées en cascade de Jacques Sourmail ? Elle consiste à s&#8217;emparer à pleines dents d&#8217;une réalité humaine dense et longue dans l&#8217;histoire, ici successivement le Monde Islamique, la Chine, la Russie, l&#8217;Amérique, soit quatre des sept grandes Terres qui, selon la tradition kabbalistique, constituent l&#8217;univers (les trois autres sont l&#8217;Inde, l&#8217;Europe et l&#8217;Afrique, l&#8217;Amérique du Sud étant comme le miroir retourné, comme dans Lewis Carroll de l&#8217;Amérique du Nord). Chaque fois, dans chacun de ces mondes, les accidents secondaires, les concrétions formées par le contact avec d&#8217;autres civilisations, les notions accessoires sont écartées au profit d&#8217;essences fortes et rapides à comprendre, et reliées entre elles comme les points d&#8217;une géométrie sacrée, laquelle se prolonge ensuite dans une géométrie seconde, variable dans le temps, des emplacements où ces essences s&#8217;incarnent, ainsi de l&#8217;Islam qui connaît un lieu d&#8217;origine, la Mecque, un déplacement fondamental vers le Nord Ouest, Médine, une prévisible refondation malencontreuse à Damas, une seconde plus féconde mais plus dangereuse à Bagdad (le Jardin de Dieu en persan, qui évoque les jardins suspendus de Babylone), pour atteindre ses vraies limites qui le définissent à son tour, à Assouan et dans le Pamir, deux espaces associés par la présence des Ismaéliens de l&#8217;Aga Khan, puis à Fez et à Samarcande, son axe sunnite et enfin son vecteur chiite, exotérique à Machad, ésotérique à la Mosquée Bleue d&#8217;Istanbul, en passant par Ispahan et Koniah, points névralgiques du soufisme. La grande Hégire se réalise ainsi par reflux vers l&#8217;Ouest, appétences vers l&#8217;Occident et non ressassement de l&#8217;Orient. En ce sens, c&#8217;est la Turquie qui commande la destinée de l&#8217;Islam. Cette géométrie prospective peut encore se dire différemment, c&#8217;est la formulation de Jacques Sourmail : c&#8217;est la révélation progressive du chiisme qui est la vérité en acte de l&#8217;Islam, le moment d&#8217;émergence de sa liberté, la genèse plusieurs fois recommencée de son ascèse vers le progrès. Plusieurs fois recommencée parce que le Maghreb fut chiite au temps des Califes Ismaéliens, Fatimides, qui allumèrent cette grande Lumière Blanche que Jacques entrevoit au cœur de la ville du Caire, et que la fondation d&#8217;Al Azhar, temple de l&#8217;orthodoxie sunnite, ternit depuis lors. Le mauvais embranchement aurait-il été pris par Saladin, reprenant Jérusalem et refoulant le chiisme de toute l&#8217;Afrique du Nord, surtout de l&#8217;Egypte ?</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Les grands espaces temps de l&#8217;Humanité sont aussi des expériences collectives dont les points de force du corps humain nous livrent une approximation, car notre corps lui-même est engagé dans une puissante navigation dans l&#8217;espace-temps.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Nouvel ordre d&#8217;investigation que j&#8217;ai moi-même parcouru dans l&#8217;autre sens : l&#8217;Amérique. L&#8217;Amérique est bien l&#8217;élément antagonique de l&#8217;Islam. Car l&#8217;Amérique est mystérieuse, sans ésotérisme apparent, là où l&#8217;Islam est remarquablement clair grâce à la métaphysique explicite du soufisme. Ce ne sont ni les mormons farceurs, ni les sorciers gourous indiens-mexicains à la Castaneda, ni même les moines tibétains et les rabbins hollywoodiens, directeurs de conscience kabbalistes de Madonna qui respirent si peu que ce soit la métaphysique de l&#8217;Amérique, cette terre choisie par Dieu pour y mener une toute autre expérience historique : le cœur de cette aventure, il faut en réalité le trouver dans les lieux les plus anodins, les plus explorés en apparence de ce continent sans limites, la Nouvelle-Angleterre, Princeton qui accouche d&#8217;une nouvelle gnose, les crépuscules rougeoyants de New York en automne, et les romans faussement simples d&#8217;Edgar Poe et de Hermann Melville.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Si Salvador Dali avait inventorié le centre du monde à la gare de Perpignan, le centre d&#8217;énergie de l&#8217;Amérique est sans doute au milieu du néant océanique des Grandes Plaines, à Omaha d&#8217;où proviennent Marlon Brando, Henry Fonda et le spéculateur de génie Warren Buffett. Cet opposé absolu, tant de New York que de la Californie maintient sans doute la même charge électromagnétique que Los Alamos, centrale à énergie du désert, au contact essentiel du Mexique et des Etats-Unis qui est l&#8217;autre jalon de ce grand axe Chicago-Mexico lequel équilibrera enfin comme un axe vectorisé qui se déplace du nord au sud cette polarité Los Angeles/New York, Silicon Valley/Boston et Seattle-Vancouver/Toronto-Montréal, qui caractérise l&#8217;Amérique d&#8217;aujourd&#8217;hui, mais non l&#8217;Amérique de demain, plus dense, plus libre et moins extravertie. L&#8217;avenir de l&#8217;Amérique, c&#8217;est le comblement de son vide central.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Dieu, disait Platon, est toujours géomètre. Mais la géométrie de Jacques comprend quatre dimensions : celle du temps, de ses règles et de ses tensions lui est essentiel pour découvrir le rêve. Temps du passé, qui s&#8217;exhume peu à peu : l&#8217;Islam. Temps du présent où l&#8217;attente messianique des Pères Fondateurs se dilue peu à peu dans l&#8217;espace américain. Temps du futur où gronde déjà le volcan chinois. Ici ma physique expérimentale personnelle se refuse aux mathématiques de Jacques : je n&#8217;ai pas de l&#8217;Empire du Milieu cette version sombre et hallucinante qu&#8217;il nous décrit ici. Mais peut-être dans ce cas précis, la relation d&#8217;incertitude qui nous sépare quelque peu apporte-t-elle un nouvel élément fécondant : il y a une Chine terrible, celle qui fait tellement peur aux grands maîtres russes, de Pouchkine à Tarkovski, celle dont Mao Tsé Toung malade et égrotant fait encore jaillir la lave noire et asphyxiante de la Révolution Culturelle, celle de l&#8217;indicible cruauté des expériences « légistes » à côté desquels les hordes mongoles ou japonaises ressemblent à un succédané presque apaisé.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Cernés de tous côtés par les progrès très sensibles de la liberté humaine de la Chine, certains &laquo;&nbsp;légistes&nbsp;&raquo; contemporains s&#8217;affairent en ce moment même à Pékin. Par une inversion de sens les légistes s&#8217;opposent au règne de la loi naturelle des confucéens et transforment la loi humaine qu&#8217;ils tiennent pour entièrement factice en pur exercice du bon plaisir de l&#8217;empereur. Ce sont ces légistes qui ont inspiré le premier empereur, l&#8217;empereur jaune, Tsin Chehuangti à brûler les classiques confucéens, épisode que Huxley puis Truffaut, au cinéma, reprendront sous forme de fable dans Fahrenheit 451.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Les légistes existent encore et souvent manipulent les pulsions taoïstes, le mysticisme naturaliste et révolté du peuple comme au temps des Boxers, comme pendant la Révolution Culturelle. Il y a une identité remarquable entre l&#8217;Impératrice douairière et les révoltés xénophobes boxers, la même que l&#8217;on retrouve tel un leitmotiv oublié, entre les derniers staliniens de Pékin, et les sectes qui prolifèrent sur la modernité tourmentée de Chung Kuo, du pays du Centre.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Mais si Jacques voit surtout le côté sombre, il nous parle aussi métaphysiquement de la clarté de son maître confucéen de Singapour dont l&#8217;énergie spirituelle peut équilibrer le noir remugle des passions destructrices. C&#8217;est depuis 1960, de Singapour, et plus généralement des Chines extérieures et maritimes, qu&#8217;est venue la même délivrance qui a affecté l&#8217;Europe médiévale, depuis Venise et Gênes, un jour prochain, Anvers et Amsterdam. Mais en Chine tout va plus vite. La survie de la dictature, ou de ce qu&#8217;il en reste, passe par la capture violente de Taïwan. Mais rappelons-nous les leçons de la guerre civile de 1946-1949 : en prenant  Yenan sa capitale provisoire à Mao, le Kuo Mintang libérait la formidable énergie libératrice du communisme chinois. En s&#8217;emparant peu à peu de chaque lieu de la liberté chinoise, les « légistes » contemporains de Pékin construisent de la même manière, pas à pas, leur perte, construisent la voie de la liberté chinoise qui s&#8217;imposera contre eux. C&#8217;est ici que Jacques et moi-même nous nous rencontrerons avant peu : lui dessine les ombres, je me projette vers la solution du drame asiatique, une sorte de « tragédie optimiste » à l&#8217;échelle de l&#8217;Humanité. Les deux points de vue sont également &laquo;&nbsp;vrais&nbsp;&raquo;, dans la logique aléatoire du destin historique.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">Il y a, le lecteur attentif ne s&#8217;y trompera pas, un point commun qui relie inconsciemment l&#8217;expérimentateur que je suis et l&#8217;ésotériste au sens fort qu&#8217;est Jacques Sourmail, c&#8217;est leur confiance inébranlable dans l&#8217;idée que le savoir émancipe, que la vérité sèche les plaies, que la liberté jaillit partout de l&#8217;expérience humaine à condition qu&#8217;on découvre, tel le sourcier, les résurgences possibles dans le grand flux de l&#8217;histoire.</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">C&#8217;est ce que ce grand livre nous raconte à la manière d&#8217;un conte oriental. On le relira bien souvent dans les années difficiles mais heureuses qui s&#8217;annoncent.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify">
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		<title>Japon, une histoire secrète&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 03 May 2008 15:55:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mouvement Spirituel De Castalie</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Alice BAILEY]]></category>
		<category><![CDATA[ésotérisme]]></category>
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		<category><![CDATA[Jacques Sourmail]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans les Travaux d&#8217;Hercule (Balance), Alice BAILEY tenait ces propos : &#171;&#160;Selon moi, la grande révélation n&#8217;est pas que nous soyons esprit, mais que tout soit Dieu en manifestation.&#160;&#187; C&#8217;est effectivement ce qui fondamentalement interroge et laisse perplexe. Jacques SOURMAIL dans &#171;&#160;Le Japon, une histoire secrète&#160;&#187;, déroule une remarquable illustration de cette déité agissante au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans les Travaux d&#8217;Hercule (Balance), Alice BAILEY tenait ces propos : &laquo;&nbsp;Selon moi, la grande révélation n&#8217;est pas que nous soyons esprit, mais que tout soit Dieu en manifestation.&nbsp;&raquo; C&#8217;est effectivement ce qui fondamentalement interroge et laisse perplexe. Jacques SOURMAIL dans &laquo;&nbsp;Le Japon, une histoire secrète&nbsp;&raquo;, déroule une remarquable illustration de cette déité agissante au travers d&#8217;épisodes historiques (initiations) souvent douloureux pour les peuples et les individus. Une vaste culture ésotérique des hauteurs et donc des profondeurs &#8211; les deux ne vont-ils pas de pair ? &#8211; est soumise à notre sagacité comme autant de semences de méditation.</p>
<p><span id="more-19"></span> Pour lui, la véritable spiritualité est décidément un chemin abrupt vers l&#8217;Initiation : &laquo;&nbsp;Les grandes prospérités en effet nous aveuglent, nous transportent, nous égarent, nous font oublier les vraies valeurs, nos devoirs et les sentiments de la réalité.&nbsp;&raquo; Il enfonce le clou en rappelant Saint-Paul: &laquo;&nbsp;C&#8217;est dans la faiblesse que la puissance de l&#8217;esprit s&#8217;accomplit.&nbsp;&raquo;<br />
Si l&#8217;on accepte le postulat que &laquo;&nbsp;tout soit Dieu en manifestation&nbsp;&raquo;, alors avec SOURMAIL, on peut penser que &laquo;&nbsp;le processus de développement de l&#8217;espèce humaine est le résultat d&#8217;une logique interne, d&#8217;une antique programmation de nos gènes.&nbsp;&raquo; Cette thèse d&#8217;ésotériste semble en résonance avec de récents travaux remettant en cause le darwinisme (Vincent FLEURY). Pour SOURMAIL, cette &laquo;&nbsp;logique interne&nbsp;&raquo; devrait déboucher sur un changement physiologique en l&#8217;Homme, mutation dont le Japon serait le théâtre. Il prophétise l&#8217;essor d&#8217;un nouvel état de conscience amenant l&#8217;Homme vers plus de complexité au sens de TEILHARD DE CHARDIN.<br />
Bonne et vivifiante lecture !</p>
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